Travail à pied : entrainer son cheval en matérialisant avec des cônes

Lorsque j’ai récupéré Moka, il avait de bonnes bases de travail à pied.

Quand j’ai commencé l’éthologie avec lui de manière encadrée, il était un peu sur la défensive . Certains exercices était compliqués pour nous comme le Stick to me (marcher à l’épaule). Au pas ça allait mais le trot, pas terrible du tout. Il lui arrivait fréquemment de « jeter » les dents. Lorsqu’il restait un peu plus en arrière, ça allait mais le fait de se retrouver vraiment à ma hauteur au trot s’avérait très compliqué et le faisait monter en pression. Les virages vers l’intérieur étaient aussi compliqués. Il ne se poussait pas très bien et s’opposait.

Je vous laisse découvrir nos progrès en vidéos (explications ci-dessous).

Je n’ai jamais compris, su expliquer ce comportement : peut être qu’il n’était simplement pas respectueux vis à vis de moi, que je lui mettais trop de pression, trop d’énergie…qu’à cette époque, il n’était pas serein dans sa tête (nouvel environnement, nouveaux copains, nouvelle « maîtresse » : mine de rien…cela fait beaucoup pour nos chevaux. Cela peut vraiment les déstabiliser car ils perdent absolument tout leurs repères)… j’en sais rien…

J’ai tâtonné sur cet exercice pendant à un moment. Au point de l’éviter. J’ai repris depuis le début tout au clicker training et de manière hyper progressive en décomposant et en travaillant indépendamment  :

  • les départs au trot en stick to me en cliquant tout de suite le départ au trot : afin de donner une signification positive de cet exercice à Moka et ne pas lui laisser le temps de monter en pression
  • le fait de bouger les épaules dans les deux sens de manière hyper fluide (céder aux pressions au niveau des épaules)
  • céder au stick et/ou ma main vers sa tête afin qu’il pousse sa tête à gauche, à droite (encore dure mais ça vient)
  • j’ai ensuite pu augmenter la durée et cliquer les attitudes positives en stick to me au pas et au trot (oreilles vers moi, devant et non vers l’arrière…etc).
  • travaillé la trajectoire en matérialisant nos tracés grâce à des cônes, obstacles : cela fonctionne très bien

Désormais, on s’entend de mieux en mieux sur cet exercice et je suis très fière de ce qu’il m’offre aujourd’hui !