[Vidéos] Moka, une histoire de confiance ?

Je suis heureuse de revenir sur le blog pour écrire cet article.

En 1 mois, il s’en est passé des choses avec mon petit Moka. En tous les cas à mes yeux, beaucoup…Je disais avoir déjà ressenti un petit déclic dans notre relation dans le bilan de nos 1 an ensemble.

A travers cet article, j’ai envie de partager avec vous quelques vidéos récentes, mon point de vue sur certaines choses et aussi quelques révélations (à la fin).

Quelques vidéos du mois de Septembre

En HD et avec le son, c’est mieux ! J’en garderai un beau souvenir. Moka m’a beaucoup offert lors de cette séance !

Un autre séance quelques jours avant…après un peu de travail monté : Un Moka disponible et joueur !

Sortir du pré en laissant les copains derrière et en liberté ? ça commence à venir mais ne prenons rien pour acquis ! 🙂

Moka devient sacrément proche au pré :  face à son comportement si tendre, je n’arrive plus à le quitter…je peux ainsi rester 1h avec lui à le câliner. Partir est toujours très difficile dans ces cas là.
J’ai la chance de vivre à côté du pré et je sais au combien cela contribue à l’évolution positive de notre relation.  Moka est par ailleurs très respectueux et doux dans ces moments là.

Si j’en écoute les autres membres de la pension, il adore venir chercher des papouilles ou venir s’incruster discretos si un copain se fait brosser au pré. 🙂

Moka me semble de plus en plus en confiance. Il est dans un environnement où il est serein et heureux (en tous les cas je l’espère !) : beaucoup de copains, de grands prés, des abris naturels, des arbres, un environnement calme. Très calme. Des personnes douces et bienveillantes autour de lui…cela contribue bien évidement à la bonne évolution de la relation.

Moka n’a jamais eu de gros « problèmes » de comportement, à mon sens, depuis qu’il est avec moi. C’est un loulou assez calme et équilibré. Il y a bien évidement eu la phase où il fallait que l’on se comprenne et que chacun trouve sa place mais j’en suis persuadée, tout couple cheval/proprio est confronté à cette phase au début et peut être pas qu’au début d’ailleurs. Il y a des périodes certainement.

Son point sensible (avec moi en tous les cas) est le passage en tête en balade même si cela s’est amélioré ces derniers mois puisque nous arrivons à faire des balades tous les deux et j’arrive à le mettre en avant. J’avoue que j’y vais très doucement. Peu importe le temps que cela prendra mais je suis profondément convaincue que l’on va y arriver.
Toutefois, malgré son tempérament « équilibré » (pour ne pas dire « facile ». Malgré ma maigre expérience, à mon avis, aucun cheval n’est « facile »), il n’était pas serein à son arrivée quand je vois comment il est aujourd’hui.

Le bon temps passé avec eux est extrêmement important tout comme la multiplication des bonnes expériences permettant d’instaurer la confiance et le respect. Il est alors important de toujours être constant avec eux.

Nos progrès en balade ces dernier mois

Nous avons fait quelques balades rien que tous les deux et Moka m’a surprise. Je pense bien le connaitre maintenant et j’arrive à savoir quand il peut le faire mais qu’il a besoin d’être boosté où au contraire quand c’est trop dure pour lui et qu’il faut alors l’aider (en mettant pied à terre par exemple). Si je le « force » alors qu’il n’est pas « serein », il me fait sursaut sur sursaut. Il faut donc parfois savoir reculer un peu. Je sélectionne les « endroits » où je monte, où je lui demande un trot ou même un petit galop, un arrêt pour brouter, le moment où je mets pied à terre. Toute une stratégie. Cela semble porter ses fruits car j’ai la sensation que l’on progresse et que les écarts, sursauts, reculés sont de moins en moins fréquents même si cela arrive encore. C’est en tous les cas mon objectif. Le livre « le cheval d’extérieur » de Véronique de Saint-Vaulry m’est d’une aide précieuse. Ce livre, je l’adore, tout simplement…j’avais écrit un petit article dessus.

Je fais des erreurs. Parfois, je lui en demande « trop » et Moka me le fait savoir. Puis je regrette d’être un peu allée trop loin bien que parfois c’est aussi peut être nécessaire de passer par la case « boost » pour progresser. Il faut doser. Pas simple.  Loin de là de l’idée de le cravacher dans tous les sens ! oh que non…quand je le boost, c’est juste que je persiste à demander : mains en avant, légère pression des jambes bien que j’essaye d’utiliser cette aide rarement (Moka à plutôt tendance à reculer dans ces cas là), voix,…parfois un coup de stick bref sur l’épaule ou juste derrière la jambe. Quand je « force » et que ce n’est pas le moment pour lui, il recule franchement sur plusieurs pas (j’ai parfois du mal à cesser le reculé). Sa façon à lui de me dire « Non ». Dans ces cas là, je lui demande juste un dernier effort, juste un pas. J’essaye de ruser en demandant par exemple le pas dans un angle légèrement différent. Généralement ça fonctionne. Je mets donc pied à terre.

Il faut une sacré dose de patience et remettre parfois (enfin souvent) ses « envies » personnelles à plus tard.

Le travail à pied

Désensibilisation sans contraintes, en liberté. Oui ce sac effraie Moka. 

Je me prends moins la tête ces temps-ci et j’ai vraiment envie que l’on s’amuse…la liberté est très intéressante car permet aussi de mettre en exacerbe nos points faibles. Je me rends compte que Moka est extrêmement sensible, réactif à moi (enfin je trouve). Si je lui mets trop de pression alors que ce n’est pas légitime (en tous les cas de son point de vue !) ou que je lui propose un truc qu’il n’apprécie guère, je le perds direct. Grâce à lui, je me remets sans cesse en question. Je vois également qu’il a un soucis à main gauche alors que je ne le ressentais pas comme ça en longe…et il faut le dire, Moka est coquin et très intelligent ! un petit rigolo.

Maintenant, j’ai envie de m’éclater avec lui. De faire des tours rigolos et de peaufiner un peu la technique mais de manière progressive.

Être prêt, s’écouter et avoir confiance en son poney !

Ahhhh…la tête sur l’épaule. Le grand triiiiip de Moka ! 

Je suis plus sereine qu’au début. Il était impossible pour moi d’envisager quoique ce soit en liberté. Je ne lui faisais pas confiance. Quand j’étais au pré, j’avais toujours le stick avec moi et je gardais toujours un oeil sur lui…on ne sait jamais. Et pourtant, il n’a jamais eu d’attitudes agressives envers moi. Juste par moment, de l’opposition mais dans un contexte toujours justifié (de travail étho ou bien en balade à pied). Il avait peur je pense et certainement aussi qu’il cherchait à savoir si je pouvais maîtriser certaines situations.

Depuis que je lui fais confiance (j’arrive à jouer avec lui sans stick comme on peut le voir sur la 3ème vidéo) et que j’ai confiance en ce que je fais. Tout va mieux. C’est dure au début quand on se retrouve avec un cheval et qu’en fait, on n’y connait pas grand chose !

Le déclic ? c’était il y a 6 mois

Ce déclic a eu lieu lors de notre première séance en liberté. La voici en images. Cela reste court mais cet instant a été, pour moi, « magique« . Il y a peu de choses finalement mais il était avec moi. J’en ai eu des étoiles plein les yeux même si ça ne se voit pas sur la vidéo. Et puis, sur le ramené de la fin, on voit que chacun hésite mais il n’y a aucune animosité et aussi une volonté de se rapprocher…j’en ai réellement pris conscience ce jour là et ce court instant résume parfaitement l’état d’esprit dans laquelle nous étions. c’était en mars 2016.

Je vois beaucoup de changements notamment à la fin où Moka se décontracte à moitié. Il est hésitant…il met d’ailleurs rapidement le nez au sol pour brouter (et certainement s’apaiser davantage)…aujourd’hui, dans ces moments là, il s’apaise complètement la majorité du temps et « savoure » ses petites gratouilles. Il faut dire que mon attitude est complètement différente…

J’en garderai un merveilleux souvenir. Je me souviens ensuite avoir passé un  long moment au pré avec lui. Ce jour là, nous avons franchis une étape.

Partir avec lui seule en balade ne me met plus la boule au ventre…c’est un long travail à deux mais aussi un travail sur soi. Il faut être patient et avancer à son rythme. Quand je ne sens pas les choses, je ne les fait pas, c’est tout. Je me suis parfois mis un petit coup de pied aux fesses mais jamais je ne me suis forcée. Je m’adapte, par ailleurs, au comportement de Moka.

Si j’avais prévu une balade et que je le sens déjà en alerte à l’écurie alors ce n’est pas la peine, on fait autre chose !

Je suis tellement heureusement d’être tombée sur cette bouille de Moka. Il est si attachant et au bout d’un an, le lien est bel et bien là. Au début, c’est étrange, on ne sait pas trop ce qu’on ressent…ça demande du temps.