Non, le clicker training est utilisé lors des apprentissages pour apprendre de nouveaux comportements ou pour en affiner certains. Une fois acquis, il n’est plus nécessaire de l’utiliser. Toutefois, félicitez toujours vocalement votre animal lorsqu’il effectue un bon comportement (par un « ouiii », « c’est bien ! »).
Oui ! Le clicker training fonctionne avec absolument tous les animaux. Il est d’ailleurs l’outil privilégié dans les parcs animaliers pour leur procurer les soins de base (faire une prise de sang, une injection…) sans avoir à les endormir.
Le clicker training peut donc être utilisé sur le chien, le cheval, la poule, le lapin mais aussi le crocodile, les poissons, les félins, les singes…
Le clicker training peut être pratiqué à n’importe quel âge de l’animal ! Mon chien a commencé chiot, mes chats vers 6 ans, mon lapin a commencé à l’âge de 8 ans, mon cheval à l’âge de 10 ans.
Oui ! Sauf si celui-ci est occupé à dormir, se toiletter (lapin, chat) ou se reposer. Dans ces moments là, ne le dérangez pas.
Pour les animaux moins motivés, ne débutez pas la séance si vous sentez que votre animal ne va pas y être réceptif. Lorsque je m’approche de l’enclos de mon lapin pour lui proposer une séance et que celui-ci ne me porte aucune attention (comme un regard), j’abandonne l’idée. Si je lui change son eau et que vois qu’il a envie d’une séance alors je change mes plans et lui propose une séance : n’hésitez pas à écouter votre animal !
De cette façon, votre animal demandera de plus en plus de séances et deviendra accro aux clicker training.
Oui ! Avec Flicker, j’utilise le clicker training pour travailler sur sa réactivité canine (essentiellement en « capture » pour venir renforcer et appuyer ses bons comportements). À ce sujet, si votre chien est particulièrement stressé et réactif, n’hésitez pas à vous procurer le livre de Emma Parsons : « Cliquer pour calmer ».
Il en est de même avec Moka qui pouvait, par moment, avoir une attitude négative. Lorsqu’il marchait à mon épaule, il lui arrivait parfois de me jeter les dents (stress, tension). Grâce à des exercices ciblés, j’ai capturé son attitude positive (happy face). À force de répétition, son expression est devenue plus positive : en cliquant ses attitudes, j’ai cliqué son état émotionnel.
Pour les apprentissages, oui ! Il est possible d’utiliser le renforcement positif 100% du temps.
Pour les chevaux, pour qui il est d’usage en équitation d’utiliser la pression, sachez qu’il est possible de leur apprendre certains comportements (déplacements latéraux, transitions montantes et descendantes, mise sur le cercle…) sans passer par l’usage d’autres méthodes comme le renforcement négatif et la montée en phase (équitation éthologique).
Au quotidien, selon moi : non, il n’est pas possible d’utiliser le renforcement positif dans 100% des cas.
Par moment, on va contraindre l’animal :
J’en profite pour vous dire de ne pas diaboliser l’apprentissage des réponses aux pressions à vos chevaux : cela est essentiel pour votre sécurité et la leur. Grâce au renforcement positif, il est possible de leur apprendre de la manière la plus légère et douce possible sans jamais monter en phase. Aussi, apprenez leur à accepter d’être touché partout puis d’être contenu en y associant beaucoup de positif ! Ne les punissez jamais et surtout, avancez à leur rythme.
Pour les chiens, il est également utile d’apprendre la réponse aux pressions (collier, harnais…) pour améliorer la marche en laisse par exemple.
Le sujet précédent m’amène tout naturellement à aborder rapidement le Medical Training (soin par coopération).
C’est une approche merveilleuse qui demande un temps de préparation considérable.
L’approche par le medical training est très intéressante pour les animaux réticents aux soins et aussi pour détecter des douleurs. Toutefois, ne vous lancez pas dans de tels apprentissages pour débuter le renforcement positif. La mise en place doit être rigoureuse et précise. Il est également nécessaire de passer du temps sur les fondamentaux.
Si vous débutez le clicker training avec des exercices qui posent problème à l’animal alors vous risquez de détériorez la valeur positive associée au clicker. En tous les cas, diminuer son efficacité.
Au cours des apprentissages au clicker training, il faut cesser de dire NON et d’avoir des comportements négatifs envers l’animal (le pousser, le contraindre…).
Dans la vie de tous les jours : on va évidement éviter de crier sur notre animal pour un oui ou pour un non. Il va être par ailleurs important d’observer et noter les comportements indésirables de notre animal et de réfléchir à un plan pour les faire disparaitre (si cela est gênant pour vous). Mais nous restons humains ! Personnellement, je continue parfois à dire « non » à Flicker quand je le prends sur le fait en train de faire une bêtise comme voler sur la table ou dans la poubelle !
Oui ! Mais cela devrait être abordé d’une manière très spécifique sans jamais forcer l’animal. L’habituation doit toujours s’effectuer en liberté en laissant la possibilité à l’animal de partir. Aussi, les pauses doivent être fréquentes.
Je ne conseille pas de commencer l’apprentissage au clicker par des exercices d’habituation. Pourquoi ? Car on est sur des peurs. Il vaut mieux attendre plusieurs séances de sorte à ce que les séance de clicker soient positives et amusantes.
Bien sûr ! Toutefois selon l’animal, l’impact ne sera pas le même que d’utiliser le renforcement positif seul.
Pour moi, il y a des chevaux pour qui le renforcement négatif fonctionne mais ne positionne pas l’animal dans un bon état émotionnel. Par contre, je suis persuadée que le renforcement positif fonctionne sur la quasi totalité des animaux.
Le renforcement positif ça marche si l’entrainement est bien mené.
Il est possible de continuer à monter en méthode traditionnelle et de consacrer les séances à pied à l’usage du renforcement positif. Si vous souhaitez toutefois poursuivre l’équitation éthologique, alors ce n’est pas impossible mais apportez un maximum de clarté au cheval lorsque vous faites des séances de clicker : signal de début, signal de fin, pochette particulière, clicker dans la main, absence de stick éthologique…
Certains chevaux peuvent toutefois montrer des signes d’opposition après avoir connu une approche aussi positive puis se voir revenir en arrière : pensez-y. Cela n’est pas anodin pour le mental du cheval. Soyez-prêts à opter et investir pour cette optique positive !
Petit rappel sur ce qu’est le clicker : il s’agit d’un marqueur au même titre que le « YES », plop de langue ou sifflet.
Il est possible d’utiliser le clicker dans les séances communes pour « capturer » les comportements que l’on souhaite voir réapparaitre. Toutefois, si celui-ci est associé à l’utilisation du renforcement négatif, on ne peut plus parler de clicker training. Cette méthode doit en effet toujours donner la possibilité à l’animal de dire non.
Le clicker va par ailleurs perdre de sa valeur positive et sera certainement associé à des émotions négatives. Ce que l’on ne souhaite pas.
C’est mon cas avec Moka !
Moka a appris beaucoup de choses en renforcement négatif. Je n’ai pas repris ces apprentissages de zéro mais j’ai pu les perfectionner grâce à l’ajout du clicker : j’ai pu améliorer sa motivation et son attitude. Les signaux que j’utilise ne sont plus associés à une pression.
Par exemple, pour le reculé, je ne secoue plus la longe mais je réalise un mouvement avec ma main.
J’ai toutefois volontairement attendu avant de revenir sur ces apprentissages qui ne plaisaient pas beaucoup à Moka.
Lorsque vous débutez le clicker training avec un cheval, commencez par la politesse et la cible : deux comportements qui n’ont pas d’historique de renforcement négatif.