Pour que l’entrainement au clicker training soit efficace, il faut cliquer au bon moment.
Le bon moment, c’est quand ? Ce n’est ni avant, ni après, mais pendant que l’animal effectue le comportement. L’erreur fréquente, lorsque l’on débute, est de cliquer trop tardivement.
ANTICIPEZ
Si vous avez du mal à cliquer au bon moment, essayez de cliquer l’intention de l’animal. Essayez d’anticiper !
Avoir un bon timing est avant tout une question d’entrainement. Voici quelques idées de jeux à faire sans la présence de l’animal.
LE JEU DE LA BALLE
Faites vous aider et demander à un membre de votre famille de « dribbler » avec une balle de tennis. Le jeu ? Cliquer lorsque la balle de tennis touche le sol. Filmez-vous !
LE JEU DU DÉ
Demandez à une personne de lancer un dé. Cliquez uniquement lorsque celui-ci ressort sur deux numéros de votre choix : 1 et 5 par exemple. C’est un peu plus dur que le jeu précédemment mais cela perfectionnera davantage votre technique. Vous pouvez aussi vous amuser à deux. Chacun choisit un chiffre différent sur le dé et c’est parti !
Avec le clicker training, il ne faut pas avoir peur de cliquer souvent.
Le ratio est important. Si vous utilisez un ratio trop faible, vous allez décourager l’animal et générer de la frustration. Il faut donc cliquer de nombreuses fois au début d’un apprentissage : 10 clics par minute est une bonne moyenne, mais il ne faut pas hésiter à augmenter ce ratio si nécessaire.
Si vous récompensez continuellement (renforcement continue) pour le même comportement, alors la motivation sera constante. En effet l’entrainement sera monotone voire même ennuyeux :
Exemple
Présentation de la cible –> l’animal la touche –> il est cliqué –> il est récompensé
Lorsqu’un comportement est exécuté plusieurs fois de suite correctement, il faut passer à un ratio variable.
Exemple
Présentation de la cible –> l’animal la touche –> la cible change de place –> l’animal la touche –> il est cliqué –> il est récompensé
Le renforcement variable diminue le temps de réponse de l’animal tout en conservant la stabilité du comportement. On reste imprévisible et variable : on demande deux comportements, parfois un, parfois trois…
On ne commence pas avec un renforcement variable au début d’un apprentissage. Au même titre que pour les critères 3D, le renforcement variable doit être mis en place lorsque l’animal est capable d’exécuter le comportement attendu, sinon on risque de développer beaucoup d’incompréhension.
Lors de cette étape, on frustre l’animal pour accroître sa vigueur et sa motivation. On améliore la performance du comportement. La frustration est bonne à petite dose car elle permet de développer la motivation. Si l’animal se frustre et commence à développer des comportements non souhaités, il faut alors rapidement revenir en arrière : l’entrainement a été trop rapide. Et oui ! le dosage est parfois difficile.
La frustration n’est pas à bannir à mon sens. Cela demande beaucoup d’observation et d’ajustements en permanence. Si vous débutez et que vous êtes un peu maladroit dans votre timing alors attendez avant d’utiliser cette technique et veillez à avoir des comportements de base bien acquis. Je vois beaucoup d’animaux (surtout des chevaux) qui sont dors et déjà très frustrés à peine la séance commencée.