Le renforcement positif est une approche qui se base en priorité sur la motivation de l’animal. Cela contribue à développer fortement la relation. Ci-dessous mes expériences avec mes animaux.
Avec mon chien, Flicker, j’ai toujours utilisé le renforcement positif depuis qu’il est chiot. Une relation très forte s’est alors instaurée entre nous. Flicker est toujours partant à la moindre de mes sollicitations : il a les yeux pétillants lorsqu’il est question de « travailler » ou plutôt de « jouer » ! Je n’ai jamais pensé à utiliser d’autres méthodes d’éducation. Avec ma précédente chienne, il y a 15 ans, nous avions commencé l’obéissance et l’agility avec une éducatrice canine formée par la célèbre école Animalin.
Lorsque Moka est entré dans ma vie, j’ai commencé par utiliser les méthodes éthologiques.
Un peu perdue lors de son arrivée, je ne savais pas comment démarrer. Un cheval est un peu plus imposant qu’un chien. Ne trouvant pas de professionnels en renforcement positif dans ma région, je me suis tournée vers une professionnelle de l’équitation éthologique. Cela m’a permis d’acquérir les bons réflexes de sécurité (que l’on peut tout à fait introduire en renforcement positif) et de prendre conscience de l’importance de l’énergie véhiculée par le corps. Les chevaux y sont très sensibles.
Lors de certains apprentissages (déplacements latéraux, reculé…), je me sentais mal à l’aise, je savais qu’il était possible de faire autrement. Moka n’était pas toujours très motivé et était par moment sous pression.
À partir du moment où j’ai instauré les séances au clicker training avec Moka, notre relation a pris un tournant sans commune-mesure. Même si j’utilisais la récompense lors des séances éthologiques, cela n’avait rien à voir.
Désormais, je ne fais plus du tout d’éthologie et consacre toutes nos séances au clicker training. Résultat il est devenu enjoué, expressif et définitivement motivé !
Crumble (à gauche sur la photo) a débuté le clicker training à 8 ans. Suite à la perte de sa compagne lapine, il manquait d’interaction. En plus d’animer son quotidien, les séances l’ont rendu moins sauvage et même affectueux.
Avant de commencer les entrainements avec lui, il était impossible de le toucher. Quelques séances plus tard, il est venu de lui même chercher le contact par des léchages et des frottements. Puis, il a commencé à apprécier les gratouilles.
Désormais, lorsqu’il me voit arriver avec le clicker, il se présente devant la porte de son enclos. Son comportement a beaucoup évolué. Je le trouve plus joyeux et serein : il ne tape plus du pied lorsque je nettoie la litière, met de la nourriture ou change l’eau.
Le clicker training contribue à développer la relation, j’en ai la certitude !